Témoignages

Je crée donc je doute.

 

À l’atelier comme en exposition j’affiche toujours ce court texte qui me bouleverse. Je l’ai découvert lors de la sortie de “Paroles de Poilus“ de Jean-Pierre Guéno et Yves Laplume paru en 1998. Le hasard fait qu’il a été écrit par un poilu prénommé Arthur le 16 avril 1917, jour du déclenchement de l’offensive Nivelle au Chemin des Dames.

Le hasard… ?

“Je suis heureux malgré tout, mais il me manque encore des tas de choses pour que le bonheur soit complet ; c’est la destinée ; j’espère quand même que ma belle étoile ne me quittera pas, mais seulement voilà, l’attaque est à 8 heures du matin et il n’y a plus d’étoiles...“                                  

 

On me qualifie d’artiste ; en suis-je un ? Sincèrement je ne sais que répondre.

Je crée peu de pièces car chacune doit avoir sa signification. C’est un long travail incertain, intense.

Je vous livre ici quelques témoignages. Loin de moi toute prétention, simplement un recueil d’écrits qui me touchent et m’incitent à poursuivre le cheminement qui m’anime depuis près de vingt ans.

 

Alors oui, je crée donc je doute. Mais j’ai pour seule conviction la justesse de mon précieux engagement et de ne jamais en dévier. 

François Mayu

Je vous remercie de m'avoir éclairée avec tant de talent sur votre parcours si atypique. Bravo encore.

Suzanne E.

François, bonjour,

Merci pour cet accueil et ce moment de rencontre. J'apprécie votre démarche et votre univers m'interroge, votre univers ou au moins ce que vous osez en révéler ! Je suis toujours intriguée et curieuse de découvrir ce que les Autres me taisent. Que disent ces horizons où la seule lumière évoque la mort ? Quel est cet "acharnement" à faire sortir de terre l'oubli ? Qui sont ces êtres érigés de vos mains ?

Dany M.

Bonjour François,

Merci de notre bonne conversation hier.

Je suis allée voir ton site, j'y suis restée longtemps !!!

C'est un beau travail, profond et dense, qui va à l’essentiel.

Ça suscite chez moi, outre l'admiration, des réflexions, commentaires, questions... Je serai très heureuse d'aller te voir dans ton atelier !

Et j'ai repensé à ton interrogation sur l'art.

C'est aussi une belle interview de radio qui est en ligne, les questions qui te sont posées sont sérieuses et réelles (suis fascinée par la remontée des éclats. Qui pourra encore nier que la terre est vivante !).

Bref, merci pour cette ouverture sur un monde qui ne fait pas partie de notre quotidien mais qui est immense. J'ai été étonnée de l'ampleur du site du Chemin des Dames et du nombre de sites sur la période. Preuve que ces événements nous touchent, à notre insu pour la plupart de nous, parce qu'ils ont marqué nos ascendants (de ça aussi j'aurais envie de parler).

Monique P.L.

Bonsoir,

Merci également à vous aussi pour votre accueil si chaleureux. J'ai été très émue par vos sculptures et la force qu'elles dégagent. Vos explications m'ont donné l'envie d'en savoir plus sur cette époque de l'histoire et par le choix de l'artiste que vous êtes, d'en avoir fait votre thème de création. Votre démarche est si particulière et ne laisse pas indifférent.

Avec mon meilleur souvenir.

Catherine I.

Merci pour cette belle découverte. Vos sculptures et peintures m'ont beaucoup touchée. Le Chemin des Dames est un lieu hautement symbolique et vous avez su en tirer l'essence pour nous faire revivre cette sombre époque de façon très poétique.

Bonne continuation.

Marianne I.

François,

Je voulais dire combien j'ai été émue par tes tableaux et tes sculptures, ils ont réveillé en moi des souvenirs enfouis. J'ai grandi en Lorraine et à l'école primaire une des premières sorties de classe a été Verdun, l'ossuaire, cet alignement parfait de croix blanches m'a beaucoup impressionnée car la maitresse nous a dit que chaque croix c'était un soldat mort pour la France. Je me souviens d'avoir posé la question de savoir où étaient les autres ? pas de réponse, ce qui comptait c'était mort pour la France, du moins la seule mort digne d'être là. Pourquoi y avait-il autant de croix ? la guerre fut terrible me dit-on nos ennemis ne renonçant à aucun moyen pour nous abattre.

J'étais perplexe, mon Père, réfugié espagnol et pas encore Français, me parlait souvent de la guerre civile et des horreurs faites par les deux camps au nom d'une cause auquel chacun croyait si fort que la vie humaine n'avait plus aucun prix et qu'après ce qu'il avait vu et dû faire, il fallait que cela ne se reproduise plus, mais cela continuait mais ailleurs. Au retour de cette sortie le bus est passé près du Chemin des Dames et nous sommes allés voir, et pour moi ce lieu est devenu la représentation des horreurs de la guerre, une terre nue, arasée, morte, je devais avoir 12 ans environ et les horreurs dont on m'avait parlé avaient dû être plus que terribles, et les images sont encore là et dimanche elles sont revenues.

Bien des années plus tard, j'ai étudié cette Grande Guerre pour le bac. Là encore le discours était quelque peu limité : deux camps un vainqueur et des vaincus et puis des invalides. Il a fallu longtemps avant que les premiers courriers de poilus paraissent, je me souviens de l'initiative de France Inter puis des conférences à la fac de Pierre Miquel, cette guerre sur le papier est devenue pour moi cette horreur humaine, épouvantable, une réalité dure, crue et insensée. En lisant les lettres et les témoignages, j'ai aussi vu les hommes désespérés, la peur au ventre et pourtant comme une étincelle de lumière dans la nuit, l'espoir qui était là fragile mais bien là.

Ta façon d'associer la vie et la mort m'a beaucoup touchée, et faire avec les sculptures, faites avec des objets de mort, c'était un très beau message de vie et d'avenir.

J'avais envie de te dire ce que j'avais ressenti et j'attends avec impatience la prochaine exposition de l'automne.

Carmen G.

Bonsoir

Je suis une artiste de Artmetz. Je m'étais arrêté un peu silencieuse en découvrant vos sculptures et vous m'aviez donné une carte en m'invitant à découvrir leur histoire. Je me permets un peu tardivement de m'adresser à vous. J'ai été particulièrement touchée par l'historique. Mon grand-père a connu le Chemin des Dames. Une anecdote de cette période m'est revenue en mémoire : il y avait un pli à porter à un officier et celui qui devait le faire était marié et père de famille et craignait de tomber sous la mitraille. Mon grand-père à l'époque célibataire ne laissant personne après lui s'était proposé de le remplacer n'ayant cure de mourir. À son retour un obus était tombé dans sa tranchée et l'homme était mort, mon futur grand-père vivant. Alors en faisant revivre cet éclat d'obus ou un autre, vous voyez je n'ai pas oublié et d'autres aussi n'oublieront pas. Votre démarche de partager avec l'ASP me laisse sans voix une fois de plus. Je travaille depuis de nombreuses années aux HCL (hôpitaux de Lyon) et depuis une dizaine d'années en oncologie (cancéro) en médecine nucléaire en diagnostique et thérapie. Je doute de tout face au cortège des corps humains égrenant le chapelet douloureux et humiliant des pertes de la dignité. Alors votre démarche est belle, courageuse et rare.

Merci pour l'émotion.

Cordialement

Marie-Agnès G.M.

Infiniment touchée par votre œuvre, sa beauté et son message. De l’horreur peut naître la vie au cœur de la mort…

Marie-Claude H.

Cher Monsieur,

Ce 11 novembre nous ramène à des souvenirs et des absences si lointaines que l’on pourrait les croire effacés, pourtant l’âge aidant peut-être ils restent les symboles d’un vide jamais comblé…

J’ai hésité à vous importuner mais je ne résiste à vous remercier de ce magnifique hommage à ces hommes morts dans une boucherie innommable et monstrueuse. Merci aussi pour votre texte qui rappelle la “réalité vraie“ à une époque où on occulte tout ce qui peut gêner ou ne pas être convenable.

Guy G.

Chemin spirituel perceptible dans un stand qui apaise. Merci

De l’émotion au bouleversement, une exposition dont on ne sort pas indemne.

Jusqu’à ce jour le “Chemin des Dames“ c’était dans le livre de l’Histoire.

L’Histoire à laquelle on ne peut que mettre un H en majuscule.

Que, grâce à toi François, le livre se mette à marcher, à parler jusqu’à nous bouleverser, c’est vraiment un tout bel exploit. Pour lui, merci. Et puis aussi merci d‘avoir donné une vie à ces parcelles d’engins de mort. Si, de là où ils reposent, les combattants du Chemin des Dames peuvent voir ces œuvres ils doivent partager leur bonheur avec le nôtre.

Marisol N.L.

Merci de nous montrer ce chemin. On y marche avec nos émotions et notre histoire.

On en ressent ton travail, ta recherche et ta sensibilité.

L’histoire est reconstituée et nous sommes conquis et émus.

Thierry C.

Une quête, une sincérité, un témoignage, une sensibilité propre à l’artiste, à toi François.

Karine C.

Lucien… et… m’avaient fait entendre cette guerre, Tardi me l’a fait voir dans son graphisme, merci de me l’avoir fait découvrir dans la matière et un imaginaire partagé dans tout ce qu’il y a de singulier pour chacun de nous.

J’allais oublier, Giono qui me l’a fait lire (et Céline aussi, même si j’ai beaucoup moins aimé).

Hélène M.

J’aime beaucoup l’utilisation que vous faites de ces bouts d’horreur, pour la dépasser. J’aime cette démarche de “passeur“, comme on modernise certaines ruines, en ajoutant des éléments contemporains, en gardant les anciens.

Sylvie L.

François, juste une petite feuille que tu pourras rajouter à ton livre d’or.

Je ne pouvais pas écrire sur place car peut-être prise par l’émotion, je ne trouvais pas les mots pour exprimer mon sentiment. Aujourd’hui, c’est plus loin, et comme je souhaitais te laisser un témoignage supplémentaire, je vais essayer de te dire.

C’est la guerre qui fait peur

Et comme beaucoup de femmes et encore plus, comme beaucoup de mères, sans doute, je n’ai pas envie de voir cette monstruosité. J’ai eu beaucoup de mal à regarder tes toiles et surtout les sculptures, je dois le dire. C’était comme un malaise intense. Pourquoi ce malaise ? Peut-être parce que par ton travail d’artiste tu as redonné à ces pauvres morceaux de ferraille tordue le sens exact de ce qu’ils ont été : des petits morceaux de mort. Que cela est tellement évident qu’on se sent pris de panique à l’idée de tout ça, c’était une réalité sur les lieux où tu as fait la collecte. C’est peut-être ça qui est difficile à regarder en tout cas, ça l’est pour moi. Mais c’est aussi, probablement, le signe que ton travail a atteint son but. La mémoire de tous ces instants d’atrocité est ainsi inscrite dans l’idée de ces corps difforme.

Jacques aime la toile qu’il a choisi, il aime la regarder et elle lui parle beaucoup. Il est sensible à l’hommage rendu à toutes ces vies perdues. Je ne sais pas si j’aimerai la regarder moi-même, c’est au-delà du “j’aime ou je n’aime pas“.

Bravo pour ce travail formidable. Bravo d‘avoir osé exposer ainsi le profond de ton sentiment. Nous espérons que tu continueras bravement dans cette aventure.

Jacqueline V.

C’est plein d’émotion. Plein de respect… c’est très poignant ! Continue !

Laurence & Franck B.

C’est indicible tant les œuvres sont chargées d’émotion. Très belle réalisation. Merci.

MC H.

C’est vrai qu’on a bien hésité. Entre l’explosion qui déchiquète, l’échelle qui protège ou expose selon qu’on la descend ou la monte ; et puis - ce fut finalement le choix, cette ligne de front où les morceaux de barbelé me semblent figurer les hommes déjà pétrifiés. La “belle étoile, n’était pas au rendez-vous…“

Marisol N.L.

Très beau travail de mémoire, universel, émouvant. Merci

Isabelle S.

C’est cette échelle qui conduit mon vagabondage. Avec quelles pensées l’ont-ils montée, vers qui allaient leurs cœurs, leurs têtes avant que d’exploser dans l’œuvre juste au-dessus. C’est pour moi aujourd’hui une échelle d’émotion qui permet l’explosion des respects. Pour eux et pour toi François qui en fait des hommes debout aujourd’hui.

Marisol N.L.

Merci de nous donner à découvrir cette démarche si sensible et si personnelle - un engagement ?

Michel R.

Ce n’est pas ce qu’il y a de plus léger. Et pourtant il y a tant de sens et de délicatesse dans ce travail de “deuxième moitié du XXème“. Merci d’être au “service de la vie“ dans tes créations et dans ce petit “éclat“ de toi que je connais si peu.

Perrine M.

Beaucoup de présence dans toutes vos œuvres… et plus d’émotion une fois que l’on vous a lu…

Nathalie D.

Cher François

Je me réjouis en pensant que ton barbelé de l’histoire va venir habiter chez nous.

Il nous conduira désormais sur le chemin de la beauté à nous souvenir qu’il eut dû ne jamais exister.

Marisol N.L.

Merci pour le souvenir et l’humanité rendue à ces “enfants“ de 14-18.

La ligne d’horizon est vibrante dans ce noir de la nuit.

Véronique L.

Merci François pour ta sensibilité. Je suis toujours émue devant tes sculptures et tes peintures.

Catherine J.

Quelle exposition. C’est original, c’est beau et surtout c’est émouvant. Bravo pour cet hommage à nos aînés et félicitation pour votre talent.

R.

De l’horreur…

… à la grâce.

Merci François

Olivier N.L.

Je suis bouleversée, triste, émotion, un sentiment de profonde tristesse que représente ces peintures, sculptures, avec beaucoup de talent et de finesse, de ressentir l’expression profonde de l’âme. Un moment de silence et de regard, Respect.

Marine D.

Vos œuvres sont magnifiquement tristes, mais tellement belles. Que de souffrance ! Les guerres sont vraiment absurdes… Nos poilus ont sans aucun doute souffert d’une manière impensable et proche de l’insupportable. Je vous remercie de cette exposition talentueuse et bouleversante.

Jacqueline M.

J’ai beaucoup aimé vos tableaux et ces sculptures. Mon grand-père qui avait, dans sa campagne limousine, appris tout seul l’Anglais a été récompensé de cet effort qui paraissait inutile à tous les villageois, d’être choisi comme interprète pendant toute la guerre de 14-18 auprès de l’état-major anglais, ce qui l’a protégé.

Hélène S.

Cette Grande Guerre fait partie de nous, les survivants. J’aime vos toiles et vos sculptures.

Pierre L.

Très touchée par l’expression “brute“ de la douleur transfigurée. Merci.

Suzanne K.

Très beau. Mon propre père a vécu ça !

Gérard H.

Très touchée par votre exposition. Descendante d’Alsaciens, je comprends.

Hélène S.

Beau travail, les sculptures nous interloquent, on entre à l’intérieur, on tourne autour et mille questions viennent sur…

Catherine F.

C’est un très grand hommage. Merci.

Un grand merci pour l’Hommage rendu à nos glorieux Anciens qui nous ont appris l’Amour de la Patrie par leurs glorieux comportements.

Isabelle G.

Cher François

Avec toute l’admiration que je porte à ton travail reçois mes encouragements les plus sincères. Sur le Chemin des Dames les grands arbres se souviennent et frémissent parfois au son de tes pas, si tu portes une main sur l’un d’eux il dira aux autres comme ta présence est amicale, mais je pense que c’est déjà entendu entre vous…

Luco C.

Tant de grâce et de légèreté à partir d’éléments de douleurs sont un émerveillement.

Avril 2011

Chapeau bas ou plutôt casque bas pour tous ces courageux héros de l’ombre à qui François sait si bien redonner un peu de lumière.

Catherine R.

Chaque “dame“ raconte un peu de la guerre (vécue ?) et avec un sourire aux lèvres pour du temps meilleur…

Impressionnée par votre travail, s’exprimer aussi bien sur la toile et dans le métal - Rencontre avec les RACINES. Merci. Très profond. La mémoire - transmission.

De la mémoire l’art est témoin.

Fragments explosés exposés au grand jour.

Les plaintes éternelles des sacrifiés.

Pierre M.

Très impressionnant, je vois que ton inspiration demeure ancrée dans la Grande Guerre. Je n'ai pas eu beaucoup d'occasions de voir tes œuvres mais elles m'ont marqué, j'y pense régulièrement ! 

Amitiés

Nicolas D.

J'ai lu la phrase : Au service de santé des armées - éclats d'obus. Décidément, j'étais un peu "secouée" par les réflexions que cette image m'a imposées. Félicitation à l'artiste qui doit avoir une vision profonde de la guerre des hommes et la guerre des milieux hospitaliers. Hommage au personnel de santé, toujours sur tous les fronts.

Et ton inspiration vient comment, par quelle sentiments… question inutile bien sûr.

Gro H.

François, cette œuvre est magnifique et troublante, grave et sensible. Quel talent.

Pascale P.

Bonjour François, c'est un bien bel hommage à Suzanne Noël au réalisme étonnant.

Merci de continuer ce long travail de mémoire que tu transmets avec autant de force et d'émotion.

J'ignorais jusqu'à son nom, qui était Suzanne Noël ? Heureusement j'ai vu (il y a déjà un certain temps) un film TV sur sa vie qui m'avait fait découvrir son engagement total au service des grands blessés de guerre.

Amitiés,

Michel R.

Je vous ai peut-être déjà dit que cette œuvre est magnifique. 

Merci de ce que vous faîtes des champs de l’Aisne tellement labourés par la guerre.

C’est dur mais beau

Amicalement

Catherine K.

Cher François,

Merci pour cette belle invitation à nous retourner sur soi, sur les autres, sur le passé... bref à poser un moment ses valises pour les explorer enfin et savoir si ce qu'elles contiennent peut être allégé, ou simplement contemplé.

Une très belle année 2022 avec bien des projets, des mûrissements et des réalisations.

Bien amicalement

Stéphane T.

François, que 2022 vous aide à franchir les "piques acérés" de cette barrière... et qui aurait l'intention de se présenter sur votre quotidien…

Géniale réalisation, qui me fait penser à (une fois basculée à gauche et à l'horizontale, les pics vers le haut !) d'où "Elle était infranchissable cette guerre, mais ils l'ont vaincue“.

Ne pensez-vous pas que ce soit un sous-titre valable en exposition, avec l'ombre qui met en relief ?

Jacqueline DL.

"Celui qui se moque du passé n'est pas digne du futur"

Merci François pour cette carte de vœux pleine de sens.

Tiphaine LP.

Impressionnant ! Et dire que nos grands-pères ont piétiné cette gadoue pendant des mois pour certains des années avec la mort comme compagne. Votre travail leur rend hommage merci.  

Yann G.

Bonsoir François,

Je n'ai pas oublié notre conversation lors de votre vernissage avec Brigitte M. Nous avions parlé du Chemin des Dames, où je suis allée depuis et de mon grand-père qui s'y était battu. J'aime toujours beaucoup vos œuvres qui ont évolué avec le temps. J'espère que vous continuerez encore longtemps le travail de mémoire que vous faites à travers vos sculptures.

Nicole M.

Bonjour,

J'étais avant-hier au vernissage à Donnemarie. Je n'ai pas cherché à savoir si vous étiez présent.

En revanche je tiens à vous dire aujourd'hui l'émotion et l'intérêt qu'ont provoqués vos œuvres.

Elles donnent à voir l'indicible et portent la mémoire de ceux qui, il y a cent ans, fabriquaient dans les tranchées, avec ce qu'ils pouvaient récupérer, bijoux et petits objets.

Les témoins, inéluctablement, disparaissent.

Vous êtes aujourd'hui un passeur d'histoire(s) et contribuez à ce que nul n'oublie.

Merci, Cordialement

Thierry S.

Bonjour M. François Mayu

(La langue française est une langue étrangère pour moi, excusez mes éventuelles erreurs d'orthographe ou de grammaire ou de style).

Je viens de voir vos sculptures et une de vos peintures à Donnemarie-Dontilly.

Permettez-moi de vous d'exprimer le grand intérêt que j’ai pour votre travail.

À mon opinion votre travail sur la guerre (et de 14-18 et peut-être la guerre en général), votre regard sur cette phénomène transformé en bronze et en peinture est d'un niveau très élevé.

Quand j'ai vu votre travail, il n'y a qu'un seul mot qui m'est venu. C'était : " Merci !" à vous pour avoir créé et montré (un part de) cette œuvre magnifique.

Quand Ossip Zadkine a créé Monument à la Ville détruite de Rotterdam, (1953) il a réussi à faire beaucoup plus que construire un monument qui remplit son rôle d'objet de commémoration. Il a d'abord donné une voix à une population morte ou muette et par ceci il leur a aidé de reconstruire une vie et une ville pour ensuite expliquer la guerre à des générations qui ne l'ont pas vécu. Jusqu'à hier j'ai pensé qu'il était un des très rares sculpteurs qui avait réussi à faire cela.

Hier, quand j'ai vu vos sculptures, j'étais content de voir que vous aussi, vous maitriser cette éloquence, si nécessaire et pourtant si rare.

Permettez-moi de poser mon opinion :

Je trouve que votre travail explique et communique tellement d'aspects de la guerre (je ne connais même pas les mots en français pour toutes ces aspects) dans une langue qui n'est pas seulement digne de ceux qui ont vécu la guerre mais aussi dans une langue qui est compréhensible pour ceux qui n'ont aucune idée de ce que c'est : la guerre, que j'espère que vous comprendrez la chose suivante :

Votre œuvre a une beauté et transcendance si rare, votre voix est si précieuse que…

Vous avez participé à tellement de commémorations ou d'évènements ou expositions à ce sujet et vous allez certainement continuer à le faire ; j'espère que vous réussirez à protéger la prudence que votre œuvre et vos présentations semblent avoir.

Ou dit autrement : j'espère que vous ne soutiendrez pas cette machine (peu visible, mais très réelle) à valoriser la participation à la guerre (que les états aiment tellement entretenir). J'espère que vous aurez toujours le temps et l'énergie pour la méditation qui semble précéder vos créations. Et j'espère ceci après avoir (sur) vécu tant de guerres, avoir vu tellement d'art à ce sujet et m'avoir rendu compte qu’une voix comme la vôtre est si précieuse, si rare.

Beaucoup d'art - lié à la guerre - essaye d'avertir contre mais finit par la soutenir. Comme vous êtes tellement éloquent, j'espère que vous ne contribuerez pas à ça.

Merci !

Je vous souhaite une bonne journée et une bonne continuation de votre voyage sur le Chemin des Dames et ailleurs.

Sacha H.